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13/02/2017

QUAND LE RCE VOLE AU SECOURS DU CLOS LUPIN

Kipmi

Depuis le départ en retraite de notre ami Patrick GUEULLE, c'est le Radio-club qui assure officiellement la maintenance des audio-guides du Clos Arsène Lupin.

Déjà vieillissants car utilisés d'une façon intensive (ils passent entre les mains d'environ 17 000 visiteurs par an), ces petits boîtiers baptisés "Kipmi+" sont des versions "professionnelles" de ceux qui sont vendus, à un prix extrêmement modique, par l'Office de Tourisme pour accompagner les visites de la ville et de ses environs.

Une technologie innovante permet de concilier une excellente qualité de son à une utilisation simple, et à une longue autonomie de leur batterie Li-ion rechargeable.

Basé sur un brevet français, ce matériel commercialisé par la société SCCT sous la marque Audioguide du voyageur (filiale des éditions Gallimard) est en réalité fabriqué en Chine et souffre d'un certain nombre de points faibles générateurs de pannes à répétition, parfaitement identifiées.

La plus fréquente est purement mécanique : l'ergot de plastique situé au dos du bouton central (qui vient appuyer sur un contact "dôme") n'est pas assez solide et casse prématurément. Il est alors avantageux de le remplacer (avec soin) par une petite goutte de colle thermofusible, opération qui nécessite la dépose de la carte électronique interne.

Pour commencer, il faut ouvrir le boîtier en retirant les deux vis situées près de la fixation de la dragonne. Bien souvent, elles tourneront dans le vide, et il faudra renfoncer, au fer à souder, leurs écrous "inserts" plus profondément dans le plastique (qui est un très robuste ABS).

Les deux coques du boîtier sont clipsées et se séparent en les écartant fermement à l'aide d'un tournevis plat.

On débranche alors la batterie et la LED bicolore située en haut du boîtier, puis on libère (sans nécessairement le débrancher) l'afficheur rétro-éclairé en retirant les deux vis (noires) qui tiennent la patte en plastique blanc dont les oreilles sont souvent fêlées (prévoir un point de colle néoprène ou vinylique lors du remontage).

Quatre petites vis (brillantes) sont encore à retirer pour libérer la carte, mais il faut faire extrêmement attention au minuscule interrupteur marche-arrêt (le bouton vert latéral) qui casse avec une facilité déconcertante tant il est sous-dimensionné pour l'usage intensif qui est le sien. Et c'est encore plus vrai au remontage, s'il est mal positionné !

On repèrera bien le placement du petit écouteur, et du fil rouge qui constitue l'antenne du système antivol dont sont munis ces appareils, afin de tout remonter correctement.

Peu de pannes concernent l'électronique proprement dite (organisée autour d'un circuit ASIC qui n'est évidemment pas documenté) à part le connecteur de casque (jack stéréo 3,5 mm) souvent mis à mal par des déconnexions et reconnexions bien trop fréquentes pour sa piètre qualité. Tout au plus peut-on en redresser légèrement les contacts en faisant prudemment levier avec un trombone déplié. Normalement, il n'y a nul besoin d'intervenir sur les soudures, ni d'instiller un quelconque produit nettoyant.

Au remontage, il faut veiller à ne rien oublier (notamment la dragonne !) et à bien positionner, dans ses guides, le connecteur situé en bas du boîtier.

Celui-ci sert à la fois pour la recharge de la batterie, et pour l'accès à la mémoire Flash via une connexion USB (cordon spécifique à réaliser).

Initialement prévue pour charger ou mettre à jour le contenu sonore de l'audioguide, la liaison avec un ordinateur est également utile pour reprogrammer des mémoires "plantées" : remise en état de pistes audio qui se bloquent, par exemple.

La procédure la plus radicale consiste à réinitialiser complètement la mémoire en branchant le cordon USB sur un PC que l'on aura d'abord booté sur une Livekey Android, jusqu'à ce qu'un message "Blank SD card" ou similaire s'affiche. On repassera alors sous Windows, et le Kipmi devrait être reconnu comme un disque amovible d'environ 2 Go que l'on formatera en FAT32 avant d'y copier les deux dossiers (Français et English, plus éventuellement Extra) préalablement sauvegardés depuis un boîtier "sain".

A noter que chacun d'eux contient un fichier par plage sonore (de 1 à 12), dont l'extension est .SCCT, mais qui sont en réalité codés en format Ogg-Vorbis (et non pas MP3).

Il ne restera plus qu'à contrôler le bon fonctionnement général (casque compris...), sans oublier celui du voyant bicolore : rouge clignotant = en charge, vert = chargé, rouge fixe persistant = batterie H.S.

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