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19/02/2017

UN RECEPTEUR POUR LA CHASSE AU RENARD SUR LE 80 m

C'est à l'occasion d'une conversation avec F1BGI, Président de la SHTSF, que m'est revenue l'idée (très ancienne !) de construire un récepteur pour la radiogoniométrie sportive (autrement dit la "chasse au renard") sur 80 m.

Ce sport, connu sous l'acronyme d'ARDF (Amateur Radio Direction Finding) est très prisé dans les pays du nord et de l'est de l'Europe, ainsi qu'en Chine. Il reste peu pratiqué en France : voir le site d'ARDF France sur http://ardf.r-e-f.org/index.php

Si l'on peut trouver quelques schémas de récepteurs sur le net, les kits proposés à la vente sont rares. J'ai retenu le populaire R3500 D, version améliorée du PJ80 bien connu par les aficionados.

Le R3500D est un kit conçu par la Chinese Radio Sports Association. Il s'agit d'un récepteur à conversion directe muni d'un cadre ferrite et réalisé sur la base d'un schéma à composants classiques de bonne qualité (pas de CMS...) comprenant notamment 3 transistors référencés "9014" et un circuit intégré TDA 2822M. L'ensemble est livré complet avec un circuit imprimé époxy et un boîtier en polypropylène de couleur aléatoire (vert, bleu, orange, noir).

Il est disponible sur le site de CRKITS, http://crkits.com pour un montant très raisonnable de 38 $, port compris (36 €) à monter ou  47 $ (44 €) livré monté et aligné.

Commandé le 30 janvier, réglé par PayPal, il est arrivé dans ma boîte à lettres le 15 février dans une enveloppe matelassée.

ARDF,R3500

Aussitôt reçu, aussitôt déballé...

ARDF,3500D

ARDF,3500D

La notice de montage livrée avec le kit est... en chinois ! Toutefois, il est possible de télécharger sa traduction en anglais sur le site de CRKITS http://crkits.com/r3500dmanual.zip

Inventaire des pièces

La première chose à faire est de faire l'inventaire des composants. Une liste complète de ceux-ci se trouve à l'adresse précédente.

Outillage pour le montage et l'alignement

Un outillage de base suffit : tournevis Philips, tournevis d'alignement, fer à souder de 40 W, petite pince coupante, contrôleur universel.

Un générateur de signal 3,5 Mhz sera également nécessaire : j'ai, pour ma part, utilisé mon transceiver FT-817 fonctionnant à la puissance la plus réduite possible, sur antenne fictive.

Procédure de montage

Il est fortement recommandé d'étudier d'abord le diagramme de fonctionnement et le schéma (cliquer sur l'image pour l'agrandir).

ARDF,3500D

Le montage est décrit pas à pas sur la vidéo suivante :

Le résultat final est le suivant :

ADF,R3500D

 

Alignement

Après une vérification très soigneuse du montage, la mise sous tension du R3500D se fera en insérant le jack des écouteurs à l'emplacement prévu.

Point de contrôle DC

(1) Tension mesurée au niveau de la diode zener VD3: 3,4 - 4,4 volts

(2) La polarisation du transistor V1: La tension mesurée sur R4 doit être de 0.4 - 1 volt (le potentiomètre RPl mis en position de gain maximum, Ic de V1=0.4-1 mA)

Le bias du transistor V2 : La tension mesurée sur R10 doit être de 1,5-3 volts (Ic de V2=1,5-3 mA)

La polarisation de V3: La tension mesurée sur R15 sera de 2-2,5 volts (lc de V3=2-2,5 mA)

Alignement de l'oscillateur local variable

Un générateur de signal HF standard ou un émetteur de petite puissance émettant sur charge fictive peuvent être utilisés.

(A) Mettre le potentiomètre en position centrale;

(B) Régler le générateur HF sur 3,5-3,6 MHz, en signal non modulé et au niveau de sortie plus élevé. Couplez le fil de sortie à l'antenne magnétique du récepteur en constituant une spire sur l'extrémité extrémité de l'antenne télescopique.

(C) Balayer la fréquence de sortie du générateur de signaux sur une plage permettant d'obtenir un battement audible sur le récepteur. Une tonalité de battement doit être entendue de l'écouteur, cela signifie que l'oscillateur local fonctionne. Positionner le bouton d'accord à mi-course et régler le générateur de signal sur 3,55 MHz, puis aligner le noyau de la bobine T2 (blanc) jusqu'à ce que la tonalité de battement soit entendue.

(D) En tournant le potentiomètre RP2, les signaux émis sur 3,5 MHz puis 3,6 MHz seront respectivement reçus en début puis en fin de course. Le noyau du transformateur T2 sera réglé de manière à obtenir ce résultat.

(E) Il est possible de modifier la largeur de bande reçue en agissant sur la valeur de la résistance R13.

Alignement du cadre

Générer un signal en milieu de bande (3,53 MHz) et régler le condensateur CT1 au maximum de puissance ou de souffle perçus dans les écouteurs.

Fonctionnement

Le trafic 80 m (CW ou BLU) peut désormais être reçu sur le cadre, dans la bande 3,5-3,6 Mhz.La direction de la station émettrice est trouvée en orientant le cadre au minimum du signal reçu.

L'antenne télescopique, mise en oeuvre en appuyant sur le bouton rectangulaire rouge situé sur la face arrière du R3500D, permet de "lever le doute" quant à la direction réelle de l'émetteur.

 

17/02/2017

L'EMISSION D'AMATEUR, C'EST PAS SORCIER !

 

15/02/2017

75ème ANNIVERSAIRE DE L'OPERATION BITING

Le Radio-Club d'Etretat et la Société Havraise de TSF seront présents au 75e anniversaire de l’opération « Biting » (le "raid de Bruneval") le weekend des 25 et 26 février 2017.

Exposition dans les locaux du phare d’Antifer du récepteur RCA utilisé par les services de communication du SOE et d’une réplique fonctionnelle d’une valise de la  résistance .

Des liaisons en télégraphie et phonie seront tentées avec l’Angleterre pour commémorer cet évènement.

[BITING] Programme.jpeg

Biting

 

13/02/2017

QUAND LE RCE VOLE AU SECOURS DU CLOS LUPIN

Kipmi

Depuis le départ en retraite de notre ami Patrick GUEULLE, c'est le Radio-club qui assure officiellement la maintenance des audio-guides du Clos Arsène Lupin.

Déjà vieillissants car utilisés d'une façon intensive (ils passent entre les mains d'environ 17 000 visiteurs par an), ces petits boîtiers baptisés "Kipmi+" sont des versions "professionnelles" de ceux qui sont vendus, à un prix extrêmement modique, par l'Office de Tourisme pour accompagner les visites de la ville et de ses environs.

Une technologie innovante permet de concilier une excellente qualité de son à une utilisation simple, et à une longue autonomie de leur batterie Li-ion rechargeable.

Basé sur un brevet français, ce matériel commercialisé par la société SCCT sous la marque Audioguide du voyageur (filiale des éditions Gallimard) est en réalité fabriqué en Chine et souffre d'un certain nombre de points faibles générateurs de pannes à répétition, parfaitement identifiées.

La plus fréquente est purement mécanique : l'ergot de plastique situé au dos du bouton central (qui vient appuyer sur un contact "dôme") n'est pas assez solide et casse prématurément. Il est alors avantageux de le remplacer (avec soin) par une petite goutte de colle thermofusible, opération qui nécessite la dépose de la carte électronique interne.

Pour commencer, il faut ouvrir le boîtier en retirant les deux vis situées près de la fixation de la dragonne. Bien souvent, elles tourneront dans le vide, et il faudra renfoncer, au fer à souder, leurs écrous "inserts" plus profondément dans le plastique (qui est un très robuste ABS).

Les deux coques du boîtier sont clipsées et se séparent en les écartant fermement à l'aide d'un tournevis plat.

On débranche alors la batterie et la LED bicolore située en haut du boîtier, puis on libère (sans nécessairement le débrancher) l'afficheur rétro-éclairé en retirant les deux vis (noires) qui tiennent la patte en plastique blanc dont les oreilles sont souvent fêlées (prévoir un point de colle néoprène ou vinylique lors du remontage).

Quatre petites vis (brillantes) sont encore à retirer pour libérer la carte, mais il faut faire extrêmement attention au minuscule interrupteur marche-arrêt (le bouton vert latéral) qui casse avec une facilité déconcertante tant il est sous-dimensionné pour l'usage intensif qui est le sien. Et c'est encore plus vrai au remontage, s'il est mal positionné !

On repèrera bien le placement du petit écouteur, et du fil rouge qui constitue l'antenne du système antivol dont sont munis ces appareils, afin de tout remonter correctement.

Peu de pannes concernent l'électronique proprement dite (organisée autour d'un circuit ASIC qui n'est évidemment pas documenté) à part le connecteur de casque (jack stéréo 3,5 mm) souvent mis à mal par des déconnexions et reconnexions bien trop fréquentes pour sa piètre qualité. Tout au plus peut-on en redresser légèrement les contacts en faisant prudemment levier avec un trombone déplié. Normalement, il n'y a nul besoin d'intervenir sur les soudures, ni d'instiller un quelconque produit nettoyant.

Au remontage, il faut veiller à ne rien oublier (notamment la dragonne !) et à bien positionner, dans ses guides, le connecteur situé en bas du boîtier.

Celui-ci sert à la fois pour la recharge de la batterie, et pour l'accès à la mémoire Flash via une connexion USB (cordon spécifique à réaliser).

Initialement prévue pour charger ou mettre à jour le contenu sonore de l'audioguide, la liaison avec un ordinateur est également utile pour reprogrammer des mémoires "plantées" : remise en état de pistes audio qui se bloquent, par exemple.

La procédure la plus radicale consiste à réinitialiser complètement la mémoire en branchant le cordon USB sur un PC que l'on aura d'abord booté sur une Livekey Android, jusqu'à ce qu'un message "Blank SD card" ou similaire s'affiche. On repassera alors sous Windows, et le Kipmi devrait être reconnu comme un disque amovible d'environ 2 Go que l'on formatera en FAT32 avant d'y copier les deux dossiers (Français et English, plus éventuellement Extra) préalablement sauvegardés depuis un boîtier "sain".

A noter que chacun d'eux contient un fichier par plage sonore (de 1 à 12), dont l'extension est .SCCT, mais qui sont en réalité codés en format Ogg-Vorbis (et non pas MP3).

Il ne restera plus qu'à contrôler le bon fonctionnement général (casque compris...), sans oublier celui du voyant bicolore : rouge clignotant = en charge, vert = chargé, rouge fixe persistant = batterie H.S.

11/02/2017

UNE PHOTO RARISSIME

Un article exclusif de notre éminent membre, Patrick GUEULLE, bien connu des amateurs - et des professionnels - pour ses articles et ses ouvrages toujours très appréciés.

F256.jpg

Beaucoup de choses fort intéressantes peuvent être découvertes en extrayant des puces électroniques de leurs encapsulations, à commencer par des références de circuits intégrés dont le marquage externe a été volontairement effacé pour compliquer d'éventuelles tentatives de "reverse engineering".

Bien entendu, cela concerne non seulement les composants en boîtiers à broches ou CMS, mais aussi les "chip on board" et... les cartes à puce, avec ou sans contact !

Une méthode à la portée de tous (ou presque) consiste à faire bouillir l'objet dans de l'acide sulfurique concentré (95 à 98 %).

Bien que sa température d'ébullition dépasse les 300° C, cela peut se faire avec un simple tube à essais en pyrex et une petite lampe à alcool.

Dans le cas de pièces plus encombrantes (modules enrobés de résine), on préfèrera un "bécher" sur une plaque chauffante, et on devra peut-être enchaîner plusieurs passes en renouvelant l'acide.

De strictes précautions s'imposent pour éviter les projections, ainsi que l'exposition aux vapeurs blanches (dioxyde de soufre) qui se dégagent dès que la bonne température est dépassée.

Et on se souviendra du vieil adage "toujours verser l'acide dans l'eau et non pas l'eau dans l'acide" lorsqu'il s'agira de diluer la "soupe" noirâtre obtenue après complet refroidissement. On finira enfin par un rinçage soigneux dans de l'acétone.

Très énergique et efficace sur la plupart des matériaux d'encapsulage (à commencer par les époxydes), ce procédé est assez destructif, mais néanmoins idéal pour examiner des puces inconnues au microscope "métallographique" (autrement dit à éclairage par le dessus).

Des méthodes moins brutales mais plus délicates sont employées dans les laboratoires industriels, universitaires, et même de police scientifique : jet d'acide nitrique "fumant" chauffé à des températures plus modérées, ou "solvants réactifs" capables d'agir quasiment à froid : gamme Panasolve, DePot de 3gforensics, voire quelques rares décapants professionnels pour peintures et résines bi-composants.

Il y a tout juste un quart de siècle, j'avais eu le privilège de voir à l'oeuvre une petite machine automatisant ces moyens pour ouvrir des cartes à puce devant rester parfaitement fonctionnelles : c'était au SEPT de Caen, rattaché ensuite au CNET et finalement rebaptisé "Orange Labs".

L'exceptionnelle photo que voici montre ainsi une télécarte de 1ère génération (EPROM de 256 bits, masque daté de 1987) dont une bonne partie de la puce a été dégagée sans casser aucun des fils qui la raccordent aux 8 contacts du "micromodule".

Cela permet notamment de l'effacer aux UV, afin de la reprogrammer en toute liberté. D'autant plus que le fusible censé interdire l'altération de ses 96 premiers bits (là où se situe son numéro de série réputé "unique"), n'a pas été grillé avant sa sortie d'usine : une faute lourde du fabricant, en somme, qu'il s'agissait précisément de mettre en évidence.

Autant dire que cette carte devenue "rechargeable" aurait parfaitement pu servir, jusqu'à une époque pas si ancienne, à téléphoner dans les cabines publiques, stationner avec un "PIAF" (Parcmètre Individuel A Fente), ou faire laver sa voiture dans les stations-service sans bourse délier...

Mais aujourd'hui, même si Roland Moreno doit se retourner dans sa tombe, c'est avant tout une précieuse pièce de musée !

 

20/01/2017

SK : F5MKT (Jean HELLUY), ANCIEN du 44° R.T.

Jean_Helluy.jpg

Jean HELLUY (F5MKT / Ex-DA1LJ)
(photo visible sur le site http://www.u-e-f.eu)

Je viens de recevoir le message suivant de F8LDX :

Bsr à tous, 

Mme Helluy a annoncé à Philippe F5SAZ le décès de son époux Jean F5MKT de Portbail le 15 janvier.

De mémoire il était arrivé dans le 50 récemment.

Jean Helluy né le 9 juillet 1957, est devenu REF 31242 en juin 1974 comme étudiant résidant à Custines (54). Apparemment a travaillé à la RATP. a été DA1LJ en 78/79. A coopéré à http://www.u-e-f.eu où vous trouverez une photo ancienne (70/80 ?) dans le bandeau gauche ''ils sont passés par ici''.

Adresse de Mme Helluy 4 la grange de dîme 50580 Portbail pour ceux qui veulent adresser un mot de réconfort (même si vous ne connaissiez pas l'OM)

73 jean-yves

J'ai connu Jean en 78/79 au 44ème Régiment de Transmissions. Nous avions tout de suite sympathisé et si les aléas de la vie ont fait que nous nous étions perdus de vue, ce blog nous avait permis de renouer le contact. Jean m'écrivait en septembre 2015 :

"Bonjour Pierre-Antoine. Content d'avoir de tes nouvelles, pour répondre à ta question, je ne serai pas à Etretat le 10, car je retourne dans le Val d'Oise pour une semaine. Je suis en cours de déménagement de Fosses à Porbail. Moi je suis en retraite depuis deux ans et demi mais mon épouse est en activité encore pour un an. Après je serai définitivement à Portbail. Quant à mon activité radio, je suis en cours d'installation, mais je ne dis pas non pour faire une liaison QRP dans le futur. Je suis équipé d'un FT817ND, FT897D, TS440S.
Mais pour cela il faut installer les aériens.

A bientôt, 73 QRO de F5MKT"

Le destin n'aura pas permis que nous nous retrouvions sur l'air...

Au revoir, Jean...

F6CYK / ex-DA1ID